Quelles sont les risques et conséquences des activités du PAD qui dit vouloir créer davantage d’espace de port sec pour désengorger le terminal à conteneurs ?
Pour des raisons de décongestionner le port de Douala, on a choisi une alternative la plus paresseuse, détruire la ceinture verte au profit des parcs à bois, des grands entrepôts, des stations services…. alors qu’on pouvait créer les ports secs ailleurs comme on voit dans d’autres pays.
Les travaux engagés par le PAD expose la ville de Douala à l’érosion côtière, aux inondations marines, aux vents violents et au tsunami on ne sait jamais.
Les populations agglutinées tout le long de la côte ne sont pas à l’abri d’une catastrophe environnementale qui frappe les pays comme le Bangladesh.
Ces travaux d’une certaine envergure sont soumis à l’Etude d’impact environnemental et social (EIES) assorti d’un Plan de gestion environnemental et social (PGES). Plusieurs personnes exerçant des activités au port de Douala que nous avons rencontrées, disent n’être pas au courant d’une démarche liée à l’EIES. La parachèvement d’une telle démarche exige que les consultations publiques soient organisées pendant lesquelles les avis des populations affectées par le projet sont pris en compte. Quelles sont les mesures prises par le PAD pour maîtriser les aléas environnementaux sus cités ?

Qu’avez vous vu exactement à YOUPWE ?
Ce que j’ai vu à Youpwe est inimaginable. Toute la République sait que Douala, Limbe et Kribi sont menacées par l’érosion côtière. Il faut stopper la furie du PAD. A défaut qu’il présente le rapport de l’EIES assortie du PGES sanctionné par le CCE signé par le Minepded.
Il faut dénoncer cette attitude de prédation des écosystèmes des mangroves.
En effet, Youpwe est l’épicentre des activités anthropiques dont l’impact sur l’environnement est visible. On peut citer comme activités : la pêche, la restauration, l’extraction du bois des mangroves, le commerce, l’exploitation du sable et les travaux entrepris par le PAD. Outre les déchets solides ménagers que génèrent ces activités, la disparition des écosystèmes des mangroves dont les services écologiques ne sont pas les moins importants, est l’impact irréversible qui doit interpeller la conscience humaine
Douala, Limbe et Kribi sont menacées par l’érosion côtière. Tout simplement parce que les côtes sont dégarnies progressivement.
Si Douala chauffe comme un four c’est à cause de la disparition des écosystèmes des mangroves
Si la jacinthe d’eau envahi progressivement le pan d’eau par endroits c’est à cause des dechets solides biodégradables qui sont jetés dans l’eau
Propos recueillis par Alphonse AYISSI ABENA




