
En réaction au Communiqué de Presse N°004/SYNAJIC/BEN/2026 émis par le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Cameroun (SYNAJIC), notre rédaction s’est penchée sur la violente campagne numérique ciblant la société SOTICAM. Entre manipulation des faits et réalités économiques, pourquoi le consommateur camerounais doit faire preuve d’un esprit critique aiguisé face aux alertes des réseaux sociaux.
Depuis quarante-huit heures, la Toile camerounaise s’enflamme à la suite de publications virales diffusées par le lanceur d’alerte N’zui Manto. Les accusations y sont extrêmement lourdes : des employés prétendument contraints de « dormir à la belle étoile », des dénonciations de « conditions de travail esclavagistes », et l’usage de formules chocs telles que le « salaire de singe » pour qualifier le traitement du personnel de l’usine SOTICAM à Bekoko.
Face à ce déferlement de passions numériques, le SYNAJIC, par la voix de son Président National Alex KOKO A DANG, a publié une mise au point salutaire et rigoureuse. En tant qu’organe de défense des consommateurs, nous joignons notre voix à cette démarche pour appeler au discernement et à la protection de notre tissu industriel.
La vérité des faits contre la dictature du clic
Le journalisme de vérification s’oppose point par point à la rumeur instantanée. L’enquête de terrain menée sous l’égide des autorités compétentes démontre une réalité bien différente des clichés nocturnes partagés sur les réseaux sociaux. Lors de la concertation tripartite qui s’est tenue le 13 juin 2026 à Bekoko — réunissant la Direction de l’entreprise, les délégués du personnel, les syndicats internes et l’Inspection du Travail du Moungo —, les conclusions administratives ont rétabli la vérité légale : les salaires versés par la SOTICAM respectent scrupuleusement la Convention collective nationale des industries agroalimentaires. Le terme de « salaire de singe » relève donc de la pure formule polémique, dénuée de fondement juridique.
Mieux encore, le dialogue social, loin d’être rompu par un climat prétendument « esclavagiste », a débouché sur un accord écrit formel validé par M. le Délégué Départemental du Travail. Cet accord prévoit l’intégration des primes de salissure et d’assiduité dès le mois de juillet 2026, la requalification des employés polyvalents, ainsi que la planification d’une cérémonie officielle de remise de médailles d’honneur du travail. C’est la preuve qu’un conflit social classique, légitime dans toute vie d’entreprise, a été géré de manière constructive et républicaine, conduisant à un appel à la reprise immédiate du travail après seulement 24 heures d’arrêt.
Le Point de Vue du Consommateur : Protéger nos marques, c’est protéger nos vies
SOTICAM n’est pas seulement un logo ; c’est un pilier de la souveraineté alimentaire de notre pays depuis 2002. En consommant chaque jour les produits Dolait, Tamtam ou Luna, les familles camerounaises soutiennent une chaîne de valeur locale unique. Briser la réputation de cette entreprise sur la base d’images sorties de leur contexte, c’est saboter directement l’accès à des produits de qualité supérieure et à des prix étudiés pour le pouvoir d’achat des ménages.
Le danger du lynchage médiatique pour l’économie nationale
Le consommateur camerounais doit comprendre que détruire l’image d’une entreprise citoyenne qui emploie plus de 1 000 collaborateurs directs n’est pas un acte de justice sociale, mais une entreprise de fragilisation collective. En propageant des accusations de détresse humaine extrême sans vérification ni principe du contradictoire, on met en péril l’emploi de milliers de pères et mères de famille et on décourage durablement l’investissement productif sur le sol national.
Comme le souligne à juste titre le SYNAJIC, la liberté d’expression ne saurait justifier la désinformation et le sensationnalisme préjudiciable. Face à la concurrence des produits importés, nos champions industriels locaux comme SOTICAM doivent être préservés des campagnes de dénigrement gratuites. Nous exhortons les consommateurs, les influenceurs et les blogueurs à suivre les recommandations du syndicat des journalistes : prendre systématiquement attache avec toutes les parties avant de relayer une rumeur, et savoir distinguer un incident de parcours ou une négociation interne d’un scandale avéré.
La lutte pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs est noble et essentielle, mais elle perd toute légitimité lorsqu’elle s’appuie sur la manipulation de l’opinion publique. Restons vigilants, consommons camerounais, et défendons nos entreprises contre l’arbitraire des réseaux sociaux.
La Rédaction
La Voix du Consommateur







